Le sommeil à tout âge : des nouveau-nés aux personnes âgées

1 mai 2026 | 6 Min Read

Table des matières


Le sommeil évolue tout au long de la vie. Le fait de comprendre cette évolution peut faire toute la différence lorsque l'on s'inquiète pour son sommeil, et permet d'agir en harmonie avec, et non contre, son corps.

Du sommeil fragmenté des nouveau-nés aux horloges biologiques instables des adolescents, en passant par les pressions de la vie adulte, les changements hormonaux liés à la ménopause et le sommeil plus léger chez les personnes âgées, il est évident que le sommeil n'est jamais une constante. 

Ce guide examine comment les besoins en sommeil évoluent de la petite enfance jusqu'à un âge avancé, ce qui est considéré comme normal à chaque étape, et à quel moment les troubles du sommeil peuvent indiquer qu'un accompagnement est nécessaire. En comprenant les mécanismes scientifiques qui régissent le sommeil tout au long de la vie, vous pouvez définir des attentes réalistes, réduire votre frustration et adopter des stratégies favorisant un sommeil plus sain et plus réparateur, quel que soit votre âge. 

Le sommeil n'est pas une constante pour tout le monde. Tout comme notre corps et notre esprit évoluent à chaque étape de la vie, nos besoins et nos habitudes de sommeil changent eux aussi. Le cerveau d'un adolescent fonctionne selon une horloge biologique différente de celle d'un enfant, tandis que les changements hormonaux liés à la ménopause peuvent perturber le sommeil d'une femme qui a toujours bien dormi, au point qu'elle n'arrive plus à s'endormir. 

Le sommeil est régulé par deux systèmes principaux : le rythme circadien (l'horloge biologique interne) et l'homéostasie du sommeil (le besoin en sommeil du corps, qui dépend de la durée d'éveil). Ces deux systèmes changent avec l'âge.

Soit l'évolution de la structure et du rythme des cycles de sommeil au cours de la vie : 

  • Le sommeil profond (ondes lentes) diminue avec l'âge, et sa quantité baisse considérablement après l'adolescence ; 
  • Les schémas de sommeil paradoxal évoluent, leur moment d'apparition et leur durée variant selon les étapes de la vie ; 
  • L'efficacité du sommeil (temps passé à dormir par rapport au temps passé au lit) diminue généralement chez les personnes âgées ; 
  • Les rythmes circadiens changent pendant l'adolescence, puis à nouveau à un âge plus avancé. 

Ces changements relèvent de processus biologiques normaux et il ne s'agit pas nécessairement de troubles du sommeil. La compréhension de ces changements permet de définir des attentes réalistes et d'élaborer des stratégies de sommeil adaptées à chaque étape de la vie. 

Durée de sommeil recommandée : 

Nouveau-né (de 0 à 3 mois) : de 14 à 17 heures par jour (en plusieurs courtes périodes de sommeil) ; 

Nourrissons (de 4 à 12 mois) : de 12 à 16 heures par jour, siestes comprises ; 

Tout-petits (de 1 à 2 ans) : de 11 à 14 heures par 24 heures. 

Au cours des deux premières années de vie, le sommeil est principalement dicté par les besoins alimentaires et le développement neurologique, plutôt que par des horaires fixes. Chez les nouveau-nés, le rythme circadien n'est pas encore bien établi, ce qui signifie qu'il n'y a pas de distinction nette entre le sommeil diurne et le sommeil nocturne. Les réveils fréquents pendant la nuit sont biologiquement normaux et tout à fait courants à ce stade. 

Au fur et à mesure que le cerveau se développe, le sommeil devient progressivement plus profond, en particulier entre 3 et 6 mois. Les périodes de perturbation du sommeil, souvent appelées « régressions du sommeil », surviennent souvent lors des étapes clés du développement, c'est-à-dire lorsque les bébés apprennent à se retourner, ramper ou marcher. 

Pour les parents et les personnes qui s'occupent des bébés, l'objectif pendant la petite enfance n'est pas d'obtenir un sommeil parfait, mais d'offrir des soins sûrs et attentifs et de mettre progressivement en place une routine. En cas d'épuisement, d'anxiété ou d'inquiétude concernant l'alimentation et la croissance de votre enfant, un accompagnement peut faciliter cette étape. 

Durée de sommeil recommandée : 

De 3 à 5 ans : de 10 à 13 heures par jour, siestes comprises ; 

De 6 à 12 ans : de 9 à 12 heures par nuit. 

Pourquoi les enfants ont-ils besoin de plus de sommeil ? 

Le cerveau et le corps des enfants sont en pleine phase de développement. Pendant le sommeil, l'hormone de croissance est sécrétée, les souvenirs se consolident et les connexions neuronales se renforcent. Un manque de sommeil pendant l'enfance est associé à : 

  • De problèmes de comportement et des difficultés à réguler les émotions ; 
  • Des résultats scolaires en baisse ; 
  • Un risque accru d'obésité ; 
  • Un affaiblissement du système immunitaire ; 
  • Des problèmes d'attention et de concentration. 

Problèmes de sommeil courants chez les enfants 

La réticence à aller se coucher : beaucoup d'enfants refusent d'aller se coucher, surtout lorsqu'ils s'amusent ou qu'ils ont peur de se séparer de leurs parents. 

Réveils nocturnes : même les écoliers peuvent se réveiller pendant la nuit, bien que ce phénomène diminue généralement avec l'âge. 

Cauchemars et terreurs nocturnes : ces phénomènes sont courants et ne sont généralement pas préoccupants, sauf s'ils sont fréquents ou s'ils causent de graves perturbations. 

Favoriser un sommeil sain chez les enfants 

La régularité est essentielle : les enfants aiment la routine, et des horaires réguliers de réveil et de coucher, même le week-end, contribuent à la régulation de leur horloge biologique. 

Mise en place d'une routine pour se détendre : une routine apaisante de 30 à 60 minutes avant le coucher indique que l'heure de dormir approche. Il peut s'agir d'un bain, d'un moment de lecture ou d'une conversation calme. 

Optimisation de l'environnement de sommeil : veillez à ce que la chambre soit fraîche (environ 18-20 °C), sombre et calme. Une petite veilleuse peut rester allumée pour rassurer votre enfant. 

Réduction du temps passé devant les écrans : la lumière bleue émise par les appareils électroniques freine la production de mélatonine. Essayez d'éteindre les écrans au moins une heure avant le coucher. 

Contrôle de la consommation de caféine : même de petites quantités de caféine, présentes dans le chocolat ou les boissons gazeuses, peuvent perturber le sommeil des enfants. 

Durée de sommeil recommandée : de 8 à 10 heures par nuit. 

Le retard de la phase du sommeil chez les adolescents 

Beaucoup de parents ne se rendent pas compte que les adolescents ne se couchent pas tard juste pour se rebeller. À la puberté, le rythme circadien se décale naturellement plus tard, un phénomène appelé « retard de phase du sommeil ». Des études montrent que la mélatonine (l'hormone du sommeil) est sécrétée environ deux heures plus tard chez les adolescents que chez les enfants et les adultes. Cela signifie que les adolescents se sentent naturellement plus éveillés tard le soir et ont envie de dormir plus longtemps le matin. 

La crise du sommeil chez les adolescents 

Bien qu'ils aient besoin de 8 à 10 heures de sommeil, la plupart des adolescents en dorment bien moins : seuls 15 % d'entre eux déclarent dormir 8,5 heures par nuit en période scolaire. Ce manque de sommeil chronique a de graves conséquences : 

Conséquences académiques : les capacités d'attention, de mémoire et de résolution de problèmes sont réduites chez les adolescents en manque de sommeil. 

Santé mentale : le manque de sommeil augmente le risque de dépression, d'anxiété et de pensées suicidaires. 

Santé physique : liens avec l'obésité, l'affaiblissement du système immunitaire et un risque accru de blessures. 

Comportements à risque : les adolescents fatigués sont plus enclins à se livrer à des activités dangereuses, notamment à conduire en état de somnolence. 

Pourquoi les adolescents ont-ils du mal à dormir suffisamment ? 

Horaires scolaires matinaux : de nombreuses écoles commencent avant 8 h, ce qui oblige les adolescents à se réveiller alors que leur organisme a encore besoin de sommeil. 

Pression scolaire : les devoirs, les révisions et les activités extrascolaires s'étendent souvent jusque tard dans la soirée. 

Activités sociales et numériques : les réseaux sociaux, les jeux vidéo et les SMS avec les amis empiètent sur le temps consacré au sommeil. 

Emplois à temps partiel : de nombreux adolescents travaillent le soir, ce qui réduit encore davantage leur sommeil. 

Comment aider les adolescents à mieux dormir ? 

Reconnaitre la réalité biologique : comprendre que les nuits tardives ont en partie une origine biologique peut permettre de réduire les conflits familiaux au moment du coucher. 

Privilégier le sommeil plutôt que les activités : aider les adolescents à faire le point sur leurs engagements et à se débarrasser de ceux qui les empêchent systématiquement de dormir suffisamment. 

Instaurer un « couvre-feu technologique » : définir une heure à laquelle tous les appareils doivent être placés dans une station de recharge à l'extérieur de la chambre. 

Sieste stratégique : une courte sieste (de 20 à 30 minutes) après l'école peut être bénéfique, mais des siestes plus longues ou plus tardives risquent de perturber le sommeil nocturne. 

Rattrapage le week-end (avec quelques restrictions) : la grasse matinée le week-end peut aider à réduire le déficit de sommeil, mais il faut veiller à ce que l'heure du réveil ne s'écarte pas de plus de deux heures des horaires habituels en semaine afin de ne pas perturber le rythme circadien. 

Exposition à une lumière vive : la lumière du soleil matinal aide à réinitialiser l'horloge biologique. Encouragez les adolescents à sortir tôt dans la journée. 

Durée de sommeil recommandée : de 7 à 9 heures par nuit. 

À l'âge adulte, les besoins en sommeil restent relativement stables, mais c'est souvent la capacité à préserver le sommeil qui diminue. Les exigences professionnelles, les responsabilités familiales, le stress, les déplacements, l'utilisation des écrans et les horaires irréguliers empêchent souvent les adultes de bénéficier d'un sommeil réparateur et régulier. 

Contrairement à l'enfance ou à l'adolescence, les troubles du sommeil à l'âge adulte sont moins liés à des changements biologiques qu'aux contraintes liées au mode de vie. La privation chronique de sommeil finit par être considérée comme normale, alors même qu'un sommeil insuffisant est associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de troubles métaboliques, d'affaiblissement du système immunitaire et de problèmes de santé mentale. 

Les adultes peuvent avoir du mal à s'endormir en raison de pensées agitées, de réveils fréquents pendant la nuit ou de réveils précoces le matin, tous liés au stress. À long terme, ces schémas peuvent se transformer en insomnie chronique s'ils ne sont pas traités. 

De petits changements réguliers, comme préserver ses heures de sommeil, gérer son stress et respecter des horaires de sommeil réguliers, s'avèrent souvent plus efficaces que d'essayer de compenser en dormant davantage le week-end. 

La ménopause et le sommeil : faire face aux changements hormonaux 

Jusqu'à 60 % des femmes souffrent de troubles du sommeil pendant la ménopause. Les changements hormonaux, notamment la baisse des taux d'œstrogènes et de progestérone, ont de multiples répercussions sur le sommeil : 

Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes : ces symptômes vasomoteurs peuvent réveiller les femmes plusieurs fois par nuit, rendre les draps humides et perturber les cycles de sommeil. 

Sautes d’humeur : l'augmentation de l'anxiété et de la dépression pendant la ménopause peut rendre plus difficiles l'endormissement et le maintien du sommeil. 

Troubles respiratoires du sommeil : le risque d'apnée du sommeil augmente après la ménopause, en partie à cause des changements hormonaux et en partie en raison de facteurs liés à l'âge. 

Modifications du rythme circadien : certaines femmes constatent des changements dans leur cycle sommeil/éveil pendant la ménopause. 

Une fragmentation accrue du sommeil : même sans réveils apparents, le sommeil devient plus léger et moins réparateur. 

Le lien entre le sommeil et la ménopause 

Les troubles du sommeil pendant la ménopause ne sont pas uniquement dus aux bouffées de chaleur. Les changements hormonaux agissent directement sur les régions du cerveau qui régulent le sommeil, indépendamment des symptômes vasomoteurs. 

L'œstrogène a des effets sur : 

  • La régulation de la température 
  • Le sommeil paradoxal 
  • La sérotonine et d'autres neurotransmetteurs impliqués dans le sommeil 
  • Le cycle sommeil/éveil 

La progestérone a des propriétés sédatives. Par conséquent, la baisse de son taux peut rendre l'endormissement plus difficile. 

La gestion du sommeil pendant la ménopause 

  • Régulation de la température : maintenir une température fraîche dans la chambre (entre 16 et 18 °C). Opter pour une literie et des vêtements de nuit respirants et qui évacuent l'humidité. Superposer des couvertures pour pouvoir réguler la température facilement. 
  • Le timing est essentiel : il est préférable d'éviter les facteurs déclencheurs de bouffées de chaleur avant le coucher, notamment les plats épicés, l'alcool, la caféine et les boissons chaudes. 
  • La gestion du stress : des pratiques telles que la méditation, le yoga ou la respiration profonde peuvent réduire à la fois le stress et la fréquence des bouffées de chaleur. 
  • Une activité physique régulière : l'activité physique améliore la qualité du sommeil et peut atténuer les symptômes de la ménopause. Il faut cependant éviter de faire des exercices intenses dans les trois heures qui précèdent le coucher. 
  • Informations sur différentes solutions : un professionnel de santé pourra vous orienter vers des solutions qui pourraient vous aider, notamment l'hormonothérapie, les médicaments non hormonaux ou la thérapie cognitivo-comportementale pour l'insomnie (TCC-I). 
  • Traitement des troubles du sommeil : en cas de ronflements, de souffle coupé pendant le sommeil ou de fatigue extrême malgré un temps de sommeil suffisant, demandez à votre médecin de vous faire passer un test d'apnée du sommeil. Le traitement de l'apnée du sommeil est pris en charge par bon nombre de nos formules Médecine courante. 

 

Durée de sommeil recommandée : de 7 à 8 heures par nuit. 

On croit souvent à tort que les personnes âgées ont besoin de moins de sommeil. Ce n'est pas vrai : les besoins en sommeil restent relativement stables tout au long de la vie adulte. Ce qui change, c'est la capacité à bénéficier d'un sommeil continu et de qualité. 

Changements de la structure du sommeil : 

Moins de sommeil profond (phases 3 et 4) 

Phases de sommeil léger plus longues 

Réveils plus fréquents 

Heures de coucher et de lever plus précoces (phase de sommeil avancée) 

Augmentation des troubles du sommeil : 

L'apnée du sommeil est de plus en plus fréquente 

Le syndrome des jambes sans repos touche jusqu'à 35 % des personnes âgées 

Un trouble du comportement pendant le sommeil paradoxal peut apparaître 

Les taux d'insomnie augmentent 

Pourquoi le sommeil évolue-t-il chez les personnes âgées ? 

Facteurs biologiques : 

Baisse de la production de mélatonine 

Modifications de la régulation du rythme circadien 

Réduction de l'exposition à la lumière vive (en particulier pour les personnes à mobilité réduite) 

Changements liés à l'âge dans les centres du sommeil du cerveau 

État de santé 

Douleurs chroniques dues à l'arthrite ou à d'autres affections 

Maladies cardiovasculaires 

Problèmes respiratoires 

Affections neurologiques 

Besoin fréquent d'uriner (nycturie) 

Médicaments : de nombreux médicaments couramment prescrits aux personnes âgées peuvent perturber le sommeil. 

Facteurs associés au style de vie : 

Baisse de l'activité physique 

Siestes 

Emplois du temps quotidiens moins structurés après le départ à la retraite 

Isolement social 

Les conséquences d'un mauvais sommeil chez les personnes âgées 

Les troubles du sommeil chez les personnes âgées ne sont pas seulement gênants, ils ont de réelles conséquences sur la santé : 

Déclin cognitif : un mauvais sommeil est associé à un risque accru de démence et à un déclin cognitif plus rapide 

Chutes et blessures : le manque de sommeil affecte l'équilibre et le temps de réaction 

Santé cardiovasculaire : les troubles du sommeil augmentent le risque de maladies cardiaques et d'AVC 

Santé mentale : les troubles du sommeil favorisent la dépression et l'anxiété 

Qualité de vie : les troubles chroniques du sommeil nuisent au bien-être général et à l'autonomie 

Comment améliorer le sommeil des personnes âgées ? 

Respecter un horaire régulier : un coucher et un réveil réguliers contribuent à stabiliser le rythme circadien, même en l'absence d'obligations professionnelles. 

Profiter de la lumière du matin : l'exposition à une lumière vive tôt dans la journée aide à préserver l'efficacité du rythme circadien. Il faut viser au moins 30 minutes à l'extérieur. 

Rester actif : une activité physique régulière améliore la qualité du sommeil. Même des activités douces comme la marche ou le tai-chi peuvent être bénéfiques. 

Siestes stratégiques : les siestes doivent être courtes (20 à 30 minutes) et avoir lieu avant 15 h afin de ne pas perturber le sommeil nocturne. 

Analyse des médicaments : demandez à votre médecin ou à votre pharmacien si l'un de vos médicaments pourrait perturber votre sommeil et si un ajustement des horaires de prise pourrait vous aider. 

Traitement de la douleur : avec l'aide d'un professionnel de santé, prendre en charge la douleur chronique qui perturbe le sommeil. 

Limitation de la consommation de liquides avant le coucher : limiter la consommation de boissons dans les 2 à 3 heures qui précèdent le coucher réduira le nombre de passages aux toilettes pendant la nuit. 

Environnement propice au sommeil : le matelas et les oreillers doivent offrir un soutien adéquat. La température doit être agréable dans la chambre. 

Vie sociale active : les relations sociales et les activités enrichissantes pendant la journée favorisent un meilleur sommeil la nuit. 

Les problèmes de sommeil courants à tout âge 

Si chaque étape de la vie présente des caractéristiques de sommeil qui lui sont propres, certaines difficultés concernent tous les âges : 

Insomnie 

Les difficultés liées à l'endormissement, aux réveils précoces ou encore à la capacité à rester endormi, touchent les personnes de tout âge. L'insomnie chronique (qui dure plus de trois mois) nécessite l'intervention d'un professionnel. 

Apnée du sommeil 

Ce trouble, qui se caractérise par des arrêts respiratoires répétés pendant le sommeil, peut survenir à tout âge, mais devient plus fréquent avec l'âge et la prise de poids. Les symptômes comprennent des ronflements bruyants, un souffle coupé pendant le sommeil et une somnolence diurne excessive. Le traitement est inclus dans bon nombre de nos formules Médecine courante. 

Troubles du rythme circadien 

Un décalage entre votre horloge interne et votre emploi du temps peut survenir en raison du travail posté, du décalage horaire ou de facteurs biologiques. 

Stress et anxiété 

Les facteurs psychologiques ont des conséquences sur le sommeil tout au long de la vie, même si les sources de stress ne sont pas les mêmes : soucis scolaires, pression professionnelle, ou maladies. 

Facteurs environnementaux 

Le bruit, la lumière, la température et les problèmes de confort peuvent perturber le sommeil à tout âge. 

 

Ces principes s'appliquent à toutes les étapes de la vie, même si leur mise en œuvre n'est pas nécessairement la même : 

1. Respectez un cycle sommeil/éveil régulier 

Le corps a besoin de régularité. Se coucher et se lever à la même heure tous les jours, y compris le week-end, permet de renforcer le rythme circadien. Des études montrent que cette régularité est l'un des meilleurs moyens d'assurer un sommeil de qualité. 

2. Créez un environnement propice au sommeil 

La chambre doit être : 

Fraîche : entre 16 et 19 °C pour la plupart des gens 

Sombre : si nécessaire, utiliser des rideaux occultants ou un masque de nuit 

Calme : utiliser un générateur de bruit blanc s'il n'est pas possible de contrôler les bruits ambiants 

Confortable : investissez dans un matelas et des oreillers qui offrent un bon soutien 

3. Adoptez de bonnes habitudes de sommeil 

Une routine de détente régulière indique au cerveau que l'heure du coucher approche. Cela peut notamment inclure : 

Lire (livres papier, pas sur écran) 

Faire des exercices d'étirements doux ou de relaxation 

Prendre un bain chaud (le refroidissement qui s'ensuit favorise l'endormissement) 

Écouter de la musique apaisante 

Méditer ou faire des exercices de respiration 

4. Gérez l'exposition à la lumière 

La lumière est le régulateur le plus puissant du rythme circadien : 

Exposez-vous à une lumière vive tôt dans la journée 

Tamisez les lumières le soir 

Évitez les écrans pendant 1 à 2 heures avant le coucher, ou utilisez des filtres anti-lumière bleue 

Maintenez une température fraîche dans la chambre 

5. Faites attention à la consommation et au moment de la consommation des aliments et boissons : 

Caféine : à éviter dans les 6 heures précédant le coucher (sa demi-vie est de 5 à 6 heures) 

Alcool : même s'il peut faciliter l'endormissement, il entraine un sommeil de moins bonne qualité et provoque des réveils 

Repas copieux : finir de manger 2 à 3 heures avant le coucher 

Liquides : réduisez les quantités progressivement en fin de journée pour limiter les passages aux toilettes pendant la nuit 

6. Faites du sport régulièrement (mais au bon moment) 

Une activité physique régulière améliore la qualité du sommeil. Cependant, une activité physique intense trop près de l'heure du coucher peut avoir un effet stimulant. Il est préférable de terminer toute séance d'entraînement intense au moins trois heures avant le coucher. 

7. Gérez votre stress et vos préoccupations 

Si vos pensées sont agitées et vous empêchent de dormir : 

Tenez un journal pour « évacuer » vos soucis avant de vous coucher 

Pratiquez des techniques de relaxation 

Essayez la technique du « moment de l'inquiétude » : dédiez 15 minutes en début de journée à la gestion de vos préoccupations 

Envisagez une thérapie cognitivo-comportementale pour l'insomnie (TCC-I) si l'anxiété liée au sommeil persiste 

8. N'utilisez le lit que pour dormir 

Évitez de travailler, de regarder la télévision ou de consulter votre téléphone au lit. Cela renforce le lien psychologique entre votre lit et le sommeil. 

9. Si vous n'arrivez pas à dormir, levez-vous 

Si vous êtes éveillé depuis plus de 20 minutes, levez-vous et pratiquez une activité calme et peu stimulante dans une pièce faiblement éclairée jusqu’à ce que vous vous sentiez somnolent. Cela empêche votre cerveau d'associer le lit à l'état d'éveil. 

10. Faites preuve de patience face aux changements 

Il faut du temps pour améliorer la qualité du sommeil. Attendez au moins deux à trois semaines avant d'évaluer l'efficacité de nouvelles stratégies. 

En partie, oui. Dormir plus longtemps le week-end peut permettre de réduire la « dette de sommeil » accumulée pendant la semaine. Cependant, ce n'est pas une solution parfaite. De fortes variations dans les horaires de sommeil peuvent perturber votre rythme circadien, entraînant un « décalage horaire social ». Si vous devez régulièrement rattraper vos heures de sommeil, cela signifie que vous ne dormez pas assez pendant la semaine. La meilleure approche consiste à privilégier un sommeil suffisant chaque nuit. 

Allianz propose des services de télésanté qui vous permettent de consulter virtuellement des professionnels de santé qualifiés au sujet de vos problèmes de sommeil. Que vous souffriez d'insomnie, que vous ayez besoin de conseils pour gérer les changements de sommeil liés à la ménopause ou que vous souhaitiez obtenir des conseils sur les habitudes de sommeil de votre enfant, vous pouvez bénéficier d'un accompagnement médical depuis chez vous. Connectez-vous à l'application ou au portail MyHealth, indiquez votre situation géographique et nous vous trouverons un prestataire de téléconsultations ou un service d’informations médicales. 

Bon nombre de nos formules comprennent des examens diagnostiques et un traitement de l'apnée du sommeil. Pour consulter votre couverture, connectez-vous aux services numériques MyHealth (application ou portail). Une fois connecté, cliquez sur « Mes garanties » pour afficher toutes les garanties incluses dans votre formule. Vous pouvez également consulter votre guide des conditions générales disponible sur la page d'accueil des services MyHealth. Il vous suffit de cliquer sur « Voir la police », puis d'aller dans « Documents ». 

  • Les besoins en sommeil restent relativement stables tout au long de l'âge adulte (7 à 9 heures), mais les enfants et les adolescents ont besoin de plus de sommeil (9 à 12 heures pour les enfants, 8 à 10 heures pour les adolescents). 
  • Chaque étape de la vie s'accompagne de défis spécifiques en matière de sommeil : modification de l'horloge biologique chez les adolescents, changements hormonaux pendant la ménopause et modifications anatomiques chez les personnes âgées. 
  • Le rythme circadien se décale naturellement à l'adolescence : les adolescents ne veillent pas tard simplement pour se rebeller. 
  • Jusqu'à 60 % des femmes souffrent de troubles du sommeil pendant la ménopause, principalement en raison des changements hormonaux et des symptômes vasomoteurs. 
  • Les personnes âgées n'ont pas besoin de moins de sommeil, mais leur sommeil est souvent plus léger et plus fragmenté en raison de changements biologiques et de problèmes de santé. L'une des meilleures techniques à mettre en place pour garantir un sommeil de qualité, quel que soit l'âge, est de maintenir un cycle sommeil/éveil régulier. 
  • L'exposition à la lumière joue un rôle déterminant dans la régulation du sommeil : une lumière vive le matin favorise le sommeil, tandis que la lumière du soir (en particulier la lumière bleue émise par les écrans) le perturbe. 
  • De nombreux troubles du sommeil, quel que soit l'âge, peuvent être atténués par des changements de comportement avant qu'un traitement médicamenteux ne s'avère nécessaire. 
  • Les troubles du sommeil peuvent à la fois être à l'origine d'autres problèmes de santé et en être la conséquence. Il est donc essentiel de les traiter pour assurer un bien-être général. 
  • L'aide de professionnelles est disponible et efficace : ne considérez pas le manque de sommeil comme une fatalité, quel que soit votre âge. 

La compréhension de l'évolution du sommeil au fil de la vie est la première étape vers un meilleur repos. Si vous rencontrez des difficultés à dormir, quel que soit votre âge, vous n'avez pas à les affronter seul. La plupart des membres d'Allianz ont accès à Calm, une plateforme de bien-être complète proposant des ressources illimitées pour favoriser le sommeil. Calm propose des histoires pour s'endormir racontées par des voix apaisantes, des séances de méditation guidée spécialement conçues pour améliorer le sommeil, ainsi que des exercices de relaxation élaborés par des experts du sommeil. C'est très simple : connectez-vous à MyHealth, cliquez sur « Aide pour la santé/Plateforme de bien-être », puis sur « Esprit ». 

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Avertissement médical 

Les informations fournies dans cet article sont uniquement destinées à des fins éducatives et informatives et ne visent en aucun cas à se substituer à un avis médical professionnel, à un diagnostic ou à un traitement. Les troubles du sommeil peuvent être un symptôme de pathologies sous-jacentes qui nécessitent un examen et des soins par un professionnel. 

Demandez toujours conseil à votre médecin ou à un autre prestataire de soins de santé qualifié pour toute question que vous pourriez avoir concernant des problèmes de sommeil ou une pathologie médicale. Ne négligez jamais l'avis d'un professionnel de santé et ne tardez pas à consulter en raison d'informations que vous auriez lues dans cet article.